𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐣’𝐚𝐢 𝐫𝐞́𝐝𝐢𝐠𝐞́ 𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐞́𝐞𝐬 : 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞 𝐝’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 🧡
- Sylvie Messmer

- 3 févr.
- 2 min de lecture
Aujourd'hui n'est pas tout à fait un jour comme les autres. J'ai pris quelques minutes pour écrire. Mais, pour une fois, cette écriture n'a rien à voir avec mon métier d'écrivain.
Ce matin, j’ai décidé de faire une chose à laquelle je pense depuis longtemps et que j'ai maintes fois repoussée. Soi-disant par manque de temps, mais en fait, ce n'était pas la vraie raison. La véritable raison, il faut bien l'avouer, me dépassait : comment envisager sa propre mort, moi qui accompagne les autres dans la vie ?
Pourtant, j'ai décidé de rédiger mes directives anticipées, et cela, pour plusieurs raisons profondes.
Avant tout, c’est une façon pour moi de décharger mes proches d’une décision lourde de conséquences en cas de maladie ou de fin de vie. Face à une situation d’urgence ou de perte d’autonomie, il peut être difficile, pour ceux qui nous aiment, de faire des choix difficiles à notre place — que ce soit en matière de traitements médicaux, de soins ou de fin de vie. En exprimant mes volontés à l’avance, je souhaite leur éviter cette charge émotionnelle et leur permettre de respecter mes souhaits, en toute confiance.
Ce geste, c’est aussi une démarche responsable : en précisant ce que je souhaite ou ne souhaite pas, j’aide mes proches à prendre des décisions conformes à mes valeurs et à mes convictions.
Rédiger mes directives anticipées, c’est enfin une manière d’affirmer ma liberté et mon autonomie. C’est un acte de prévention, pour que mes choix soient respectés, quelles que soient les circonstances.
Alors, je vous encourage à faire de même : parler de vos volontés, les écrire, pour vous et pour ceux qui vous aiment, peu importe votre âge. Vous pouvez le faire directement sur votre espace santé en quelques clics ou via le formulaire de l'HAS par exemple.


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