Comprendre ses émotions face à la maladie d'un proche...
- Sylvie Messmer

- 25 sept. 2025
- 2 min de lecture
…C’est d’abord s’adapter à une nouvelle situation…
Quand votre proche âgé est atteint d’une maladie évolutive qui ne peut être guérie, il est tout à fait normal de passer par toute une gamme d’émotions, d’avoir des hauts et des bas.
L’accompagnement d’un proche qui perd ses capacités mentales, par exemple, nous fait passer pas des sentiments semblables à ceux ressentis au moment d’un deuil, mais à une différence près : nous devons vivre de nombreux deuils un à un, alors que notre proche est encore en vie. C’est ce que l’on appelle le deuil blanc.
Ces sentiments, qui font partie du processus normal d’adaptation, ne sont pas forcément vécus par tous au même moment mais vous pourrez avoir à les ressentir. Il s’agit de :
Le déni :
Les premiers signes de problèmes cognitifs d’un proche sont souvent attribués au vieillissement et il peut parfois se passer beaucoup de temps avant que nous acceptions qu’il pourrait s’agir plutôt d’une maladie. Cette étape de déni est en fait un moyen de défense naturel que nous mettons en place pour ne pas avoir à affronter la réalité. C’est un temps nécessaire dans le processus d’acceptation qui nous permet de pouvoir ensuite surmonter la réalité.
La colère :
Une fois cette étape de déni passée, c’est souvent une étape de colère qui surgit et qui est difficile à éviter. Certaines personnes vont extérioriser ce sentiment, d’autres au contraire vont le garder pour eux au point parfois de se faire des reproches à eux-mêmes ou à leur entourage (famille, personnel soignant, médecin…)
La négociation
Cette étape est l’une des plus épuisantes pour les aidants qui essayent par tous les moyens, de retarder l’inévitable. Ils cherchent à se persuader qu’il est possible de trouver une solution pour que la santé de leur proche soit prise en charge (traitement, examens à passer…)
La dépression
Elle surgit quand le proche du malade se rend compte que la maladie est incurable et son évolution irréversible sans que l’on puisse mettre en place un quelconque traitement. C’est le moment de la mise en place de l’accompagnement dans la maladie (aides à domicile, placement en EHPAD…)
L’acceptation
Le proche du malade comprend que l’issue de la maladie sera fatale mais qu’il existe des choses à faire pour que celui-ci vive encore du mieux possible. Cette étape correspond bien souvent à la mise en place des soins palliatifs de confort.


.png)



Commentaires